15 août 2026

La ferme du Château : façonner l'agriculture de demain

Dans le cadre de la série « du producteur au consommateur » initiée par le journal Le Bien Public, un grand coup de projecteur a été mis sur une véritable institution de notre commune : la ferme du Château, dirigée par Olivier Père.
L'histoire de cette exploitation familiale démarre en 1958 avec le grand-père d'Olivier Père. Après avoir été gérée par sa mère et un associé, c'est en 2008 qu'Olivier a repris le flambeau.
Aujourd'hui, la ferme s'étend sur :
• 10 hectares de maraîchage dédiés à la production d'une trentaine de variétés de fruits et légumes.
• 3 000 m² de tunnels de culture pour abriter les plantations.
• 200 hectares de grande culture (colza, soja, orge, tournesol).
L'exploitation est aussi un acteur économique local essentiel : elle emploie cinq personnes (principalement des Chevignois), dont trois ouvriers agricoles et deux salariés pour le magasin.
S'adapter face à la chaleur et aux aléas climatiques
Face aux épisodes de forte chaleur et de canicule, Olivier Père et son équipe font preuve d'ingéniosité pour préserver leurs récoltes (tomates, carottes, courgettes, aubergines, salades, etc.) :
• Isolation naturelle : Un produit naturel à base de craie est appliqué sur le toit des tunnels pour filtrer le soleil, réduisant ainsi drastiquement la température intérieure par rapport à l'extérieur.
• Gestion de l'eau : Un système d'arrosage goutte-à-goutte sur toile plastique est utilisé pour faire face aux restrictions.
• Organisation du travail : Les horaires des ouvriers sont adaptés et les dates de semis ou de plantation sont décalées pour éviter les pertes dues aux coups de chaud.
Cueillette, magasin de vente direct et projets d'avenir
Ce qui fait le succès de la ferme, c'est le circuit court ! Depuis 2016, un magasin de 200 m² accueille les clients pour leur proposer les fruits et légumes de l'exploitation, mais aussi de la viande, de la charcuterie et des fromages de producteurs locaux. Les habitants peuvent également opter pour la cueillette directe sur place.
Et les idées ne manquent pas pour l'avenir ! Olivier Père envisage notamment de créer un nouveau magasin plus proche des tunnels avec un parking agrandi, d'ajouter de nouveaux tunnels de production et de développer la cueillette de fruits hors-sol (pommes, poires, pêches).


Le magazin de vente directe (ph. Da Silva)

14 août 2026

LAUKIO DOG EDUC : l'expertise canine chevignoise

Derrière LAUKYO DOG EDUC, il y a avant tout une histoire de passion, d'apprentissage et de complicité. Fondée par Laura Chateigner, éducatrice et comportementaliste canine à Chevigny-Saint-Sauveur, l'entreprise est née d'un véritable déclic survenu à l'autre bout du monde. Aujourd'hui, c'est aux côtés de Tokyo, sa chienne Malinoise et véritable partenaire de terrain, que Laura accompagne les propriétaires de chiens au quotidien. Qu'il s'agisse de poser les bases d'une éducation sereine (marche en laisse, rappel) ou de résoudre des troubles du comportement plus complexes (agressivité, anxiété de séparation, craintes), ce binôme complémentaire met son expérience et sa bienveillance au service d'une relation homme-chien équilibrée.
Découvrez le parcours de Laura, la place essentielle de Tokyo dans ses accompagnements, et sa vision de l'éducation canine ancrée au cœur du territoire local.


Tokyo et Laura : un binôme exceptionnel

31 juillet 2026

Des notes de musique aux lignes de roman

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition de Jean-Paul Pacholec, survenue le vendredi 24 juillet dernier, à l’âge de 72 ans. Figure chevronnée et appréciée de notre commune, cet homme aux mille talents laisse derrière lui le souvenir d'un esprit passionné, généreux et profondément artiste.
Pendant près de quatre décennies, Jean-Paul Pacholec aura transmis sa passion de la musique aux générations d'élèves du Collège Sainte-Ursule. Professeur d'éducation musicale hors pair, ce grand mélomane faisait vivre les notes avec autant de rigueur que d'enthousiasme.
Quand est venue l'heure de la retraite en 2017, cet homme curieux et dévoreur de livres a appliqué la célèbre maxime grecque « Gnothi seauton » (Connais-toi toi-même). Pour répondre au vide de l'emploi du temps, la réponse s'est imposée à lui avec l'évidence d'un Eureka : la musique allait céder le pas à l'écriture. La plume est venue remplacer la baguette, devenant son nouveau fil d'Ariane.
Montcelien dans l'âme — né au Bois du Verne où il a grandi jusqu'à ses 18 ans —, Jean-Paul n'a jamais oublié ses racines. C'est tout naturellement dans le bassin minier des années 1970 qu'il a planté le décor de son premier roman en deux tomes, « Requiem au pays des gueules noires ». Les lecteurs y ont découvert avec bonheur le commissaire Jan Kaszmerek, ex-cador du Quai des Orfèvres de retour sur ses terres natales.
Lors de ses rencontres littéraires, le comédien et le musicien n'étaient jamais loin. Jean-Paul captivait son auditoire, capable de déclamer un poème vibrant sur sa ville natale avant d'entonner, sans avertissement et a cappella, le puissant Dies Irae du Requiem de Mozart. Car oui, Jean-Paul écrivait comme il composait : en alignant les mots avec la précision et le rythme d'une partition.
Faisant preuve d'une belle polyvalence, il avait ensuite surpris et conquis ses lecteurs avec un deuxième roman au sujet brûlant d'actualité, « Obscures résurgences », plongeant au cœur du Haut-Jura et des dérives des réseaux sociaux.
Un dernier salut
Artiste accompli, conteur d'histoires, enseignant marquant et habitant engagé, Jean-Paul Pacholec laisse une empreinte forte à Chevigny-Saint-Sauveur et dans le cœur de tous ceux qui ont croisé sa route ou parcouru ses pages.
La Ville et la rédaction du blog adressent leurs plus sincères condoléances à son épouse Béatrice, à ses enfants Nicolas et Marie, ainsi qu'à l'ensemble de ses proches et de ses fidèles lecteurs.
Reposez en paix, Monsieur Pacholec. La musique s'est tue, mais vos écrits restent.