C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition de Jean-Paul Pacholec, survenue le vendredi 24 juillet dernier, à l’âge de 72 ans. Figure chevronnée et appréciée de notre commune, cet homme aux mille talents laisse derrière lui le souvenir d'un esprit passionné, généreux et profondément artiste.
Pendant près de quatre décennies, Jean-Paul Pacholec aura transmis sa passion de la musique aux générations d'élèves du Collège Sainte-Ursule. Professeur d'éducation musicale hors pair, ce grand mélomane faisait vivre les notes avec autant de rigueur que d'enthousiasme.
Quand est venue l'heure de la retraite en 2017, cet homme curieux et dévoreur de livres a appliqué la célèbre maxime grecque « Gnothi seauton » (Connais-toi toi-même). Pour répondre au vide de l'emploi du temps, la réponse s'est imposée à lui avec l'évidence d'un Eureka : la musique allait céder le pas à l'écriture. La plume est venue remplacer la baguette, devenant son nouveau fil d'Ariane.
Montcelien dans l'âme — né au Bois du Verne où il a grandi jusqu'à ses 18 ans —, Jean-Paul n'a jamais oublié ses racines. C'est tout naturellement dans le bassin minier des années 1970 qu'il a planté le décor de son premier roman en deux tomes, « Requiem au pays des gueules noires ». Les lecteurs y ont découvert avec bonheur le commissaire Jan Kaszmerek, ex-cador du Quai des Orfèvres de retour sur ses terres natales.
Lors de ses rencontres littéraires, le comédien et le musicien n'étaient jamais loin. Jean-Paul captivait son auditoire, capable de déclamer un poème vibrant sur sa ville natale avant d'entonner, sans avertissement et a cappella, le puissant Dies Irae du Requiem de Mozart. Car oui, Jean-Paul écrivait comme il composait : en alignant les mots avec la précision et le rythme d'une partition.
Faisant preuve d'une belle polyvalence, il avait ensuite surpris et conquis ses lecteurs avec un deuxième roman au sujet brûlant d'actualité, « Obscures résurgences », plongeant au cœur du Haut-Jura et des dérives des réseaux sociaux.
Un dernier salut
Artiste accompli, conteur d'histoires, enseignant marquant et habitant engagé, Jean-Paul Pacholec laisse une empreinte forte à Chevigny-Saint-Sauveur et dans le cœur de tous ceux qui ont croisé sa route ou parcouru ses pages.
La Ville et la rédaction du blog adressent leurs plus sincères condoléances à son épouse Béatrice, à ses enfants Nicolas et Marie, ainsi qu'à l'ensemble de ses proches et de ses fidèles lecteurs.
Reposez en paix, Monsieur Pacholec. La musique s'est tue, mais vos écrits restent.

