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| En mai dernier, à la salle Simone-Veil, Henri Mosson a dédicacé son livre Ma déportation en présence de notre maire, Guillaume Ruet. |
Un parcours marqué par l’engagement
Né le 5 janvier 1924 à Buxy-sous-Salmaise, Henri Mosson rejoint la Résistance à l’âge de 17 ans, au sein du groupe Morane en Auxois. Arrêté en mai 1943 pour avoir récupéré des armes destinées au maquis, il est incarcéré à la prison de Dijon avant d’être déporté au camp de Natzweiler-Struthof en novembre 1943. Estampillé « Nacht und Nebel » (« Nuit et brouillard »), il est affecté au service de désinfection, à proximité immédiate du four crématoire. Libéré en avril 1945, il ne pèse plus que 38 kilos à son retour.
Le devoir de mémoire
Après la guerre, Henri Mosson consacre sa vie à transmettre son expérience et celle de ses camarades. Officier de la Légion d’honneur et commandeur des Palmes académiques, il intervient régulièrement dans les écoles et auprès du grand public pour raconter l’horreur des camps et l’importance de la Résistance. En 2023, il rencontre même le président Emmanuel Macron lors d’une visite officielle au camp de Natzweiler-Struthof, marquant ainsi l’importance de son témoignage.
Élu Dijonnais de l’année en 2024, Henri Mosson publie ses mémoires dans un ouvrage poignant intitulé Ma déportation, où il décrit avec précision et émotion son parcours et celui des autres déportés. Il était également le doyen des survivants du camp de Natzweiler-Struthof, un symbole fort de résilience et de courage.
Un héritage pour les générations futures
Henri Mosson s’est éteint dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025, laissant derrière lui un message clair : « Jusqu’à mes derniers jours, je n’ai cessé de transmettre la mémoire des combats pour la liberté. » Son engagement inlassable pour la mémoire des victimes de la barbarie nazie reste une source d’inspiration pour tous.
À Chevigny-Saint-Sauveur, comme partout en Bourgogne, son souvenir restera gravé dans les mémoires. La ville tient à saluer la vie et l’œuvre de cet homme exceptionnel, qui a su transformer son expérience tragique en un combat pour la paix et la liberté.
« La mémoire est un devoir, la liberté un combat. » — Henri Mosson

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